Nothing left to say [ft John]

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Orwen Oakens
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Jeu 14 Sep - 12:05
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Nothing left to say
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Un coup au visage, voilà ce que j'avais finalement mérité. Un coup qui n'avait fait que laisser une trace sur ma joue, au coin de mon œil, déformant momentanément mon visage. C'était la première fois qu'il osait faire ça. Un élan de colère, de rage, de haine et un mélange de tous ces sentiments négatifs autour de ces loups. Je savais que ça arriverait un jour, mais je n'avais pas imaginé pleuré à ce moment-là, tout comme je n'avais pas imaginé ma mère crier de surprise et ne pas intervenir, de peur de subir la même chose que moi. Et lui, il était là, à me hurler que j'étais incompétente et que continuer à fabriquer des cosmétiques et des sérums sans effet sur ses cobayes ne servirait à rien. Que j'aurais mieux fait d'aller travailler dans les champs et de me casser le dos, pendant que lui profitait de son petit confort. Une crise qui m'avait terrifié, et qui m'avait fait douté de l'état de santé de mon père. Me menacer n'était rien à côté de tout ce qu'il me faisait subir en cet instant. Et à ma mère aussi, je le voyais dans son regard. J'avais finalement osé me relever, gardant ma main contre ma joue, et j'ai enfin croisé son regard. Je lui ai juste lancé un « Pardonnes-moi. » et j'ai baissé les yeux. Il m'a encore menacé, cette fois en utilisant ma carrière contre moi. Et avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, je suis sortie dans la nuit. Un mélange d'émotions s'étaient alors insinués en moi. Je n'étais plus qu'un fantôme errant, empli de souffrance et aussi de colère. Je n'étais peu habituée à tout ça, d'un naturel plutôt calme. Et puis, pour faire partir cette impression que je n'étais rien, je me mis à courir, le plus vite possible, m'épuisant, jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Mais ça ne suffisait pas, j'avais besoin de plus. Ma gorge était douloureuse à cause de ces pleurs, et je regrettais de ne pas avoir la force de taper dans quoi que ce soit. Alors, je dépensais encore mon énergie, cette fois en m'enfonçant dans les rues, encore et encore, arrivant finalement dans le coin encore inhabité du quartier. Mes yeux se posèrent alors sur le ciel au dessus de moi, me narguant de mille étoiles. Mille rêves également que je ne pourrais jamais atteindre. Mais au lieu d'abandonner, je décidais de me rapprocher de tout ça. M'accrochant aux gouttières et à tous les éléments de cette maison comme les rebords de fenêtre pour atteindre le toit, sur lequel je m'installais, ramenant mes jambes contre ma poitrine, posant mon menton sur mes genoux. Là, au moins, j'avais une belle vision de ce qu'était le quartier, mais surtout le ciel. Pourquoi étions-nous partis de cette terre pour souffrir sur une autre ? L'espèce humaine était dans tous les cas vouée à disparaître un jour, et pourtant, il nous fallait avoir encore l'espoir et la force de survivre. Pour ça, ils étaient prêts à tout, même à éliminer les potentielles menaces, qui, pour elle, n'en étaient pas. Ces loups, ces métas pouvaient avoir un cœur, elle en était certaine. Et si elle avait cette certitude, c'était parce qu'elle s'était perdue dans des sentiments qu'elle ne contrôlait pas, qu'elle aurait voulu ne pas faire naître. Le voir dans un lieu si dangereux ne lui plaisait pas, et elle savait aussi que lui ne supportait pas la voir se promener en pleine nuit alors que des loups rôdaient, des loups qu'elle ne pourrait pas apprivoiser. Parce qu'aussi affreux soit-il, c'était ce qu'elle avait fait involontairement avec lui. Fermant les yeux, elle se dit que, finalement, elle avait bien mérité ce coup, qui lui avait donné mal au crâne. Elle revoyait le visage de son père, si furieux. Elle n'osait même pas imaginer ce que ce serait s'il découvrait ce qu'elle faisait dans son dos. Soupirant, elle tenta de le retirer de ses pensées mais des pas la sortirent de ses rêveries. Tournant la tête, elle observa la tête, serrant les dents en reconnaissant le soldat qui y était. Elle ne pouvait pas passer inaperçue et se cacher, elle préféra donc répliquer, même si cela sonnait plus comme une caresse qu'un reproche dans sa bouche. Elle ne pouvait pas reprocher aux autres leur présence, elle en était incapable depuis toujours. « Vous me surveillez pour lui ou vous me suivez grâce à votre simple volonté, soldat Adama ? »

850 mots.


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John Adama
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Jeu 14 Sep - 14:04
Bien, allons inspecter le quartier inhabité, et ce sera tout pour ce soir.


Willson et Femens opinèrent à mon ordre, avant de m’emboîter le pas, direction l'ouest. La patrouille du soir s'était déroulée sans accroc, comme d'habitude finalement. Mes deux coéquipiers, deux gardes venant d’être recrutés sous peu, affichaient des faces longues de trois pieds, visiblement épuisés par leur journée. Je consultais rapidement ma montre. 22h34. Après tout, peut-être que je pouvais terminer la patrouille tout seul ? Je levais la main pour leur faire signe de s’arrêter, m’approchant d’eux, souriant légèrement.

Allez tous les deux, vous pouvez rentrer au camp, vous avez bien mérité de vous reposer. Je vais terminer seul.


Leurs visages semblèrent s’illuminer, et ils opinèrent, me remerciant dans un murmure gutturale caractéristique du militaire levé trop tôt et couché trop tard. Je les regardais s’éloigner, un sourire amusé aux lèvres, avant de reprendre ma route, une main posée sur le fourreau de mon couteau, à l’affut du moindre signe inhabituel aux alentours. La zone était en principe totalement à l’abandon, et la plupart du temps, je ne dénichais ici que des couples d’adolescents occupés à se bécoter en cachette, que je m’empressais de faire déguerpir. Et quant aux Métas… Eh bien, j’espérais juste ne pas tomber sur l’un d’entre eux. Eviter l’affrontement pour le moment, tant que je n’étais pas encore assez sûr de moi, cela semblait être la meilleure solution. Et puis, la plupart du temps ces derniers étaient assez inoffensifs, sauf quelques rares exceptions avec lesquels je n’avais aucun remord à me battre. Eux représentaient un réel danger pour la cité, mais étaient-ils tous comme cela ? Je n’en savais rien, et quelque chose me disait que personne dans cette cité ne serait capable de répondre à cette question. Seul l’avenir allait pouvoir me répondre.

Plongé dans mes pensées, je n’avais même pas remarqué que je m’étais enfoncé assez profondément dans le quartier abandonné. Alors que je m’apprêtais à faire demi-tour, un mouvement très furtif attira mon regard sur ma droite. Qu’est-ce que c’est ? Une silhouette perchée sur un toit. Méta ou humain ? Dans l’obscurité, impossible de le déterminer. Bien, je n’ai donc pas d’autre solution que de monter pour vérifier. Je vérifie que mon bâton de combat est toujours bien harnaché dans mon dos, avant de discrètement m’approcher du bâtiment par l’arrière, cherchant du regard un moyen de grimper. Bingo. Je devrais pouvoir m’accrocher au rebord de ces fenêtres. Je recule de quelques pas, respire profondément, puis je m’élance, m’agrippant à la corniche, pendant à moitié dans le vide. Je me hisse de toute mes forces, avant de reproduire l’opération avec le bord du toit cette fois-ci.

Nous y voilà. Je cherche rapidement du regard la personne que j’ai vue, et la repère assez facilement, assise au bord du vide. Je plisse les yeux pour mieux voir, avant d’écarquiller légèrement les yeux, surpris. Orwen. Que fait-elle ici ? Elle n’a pas l’air vraiment bien, recroquevillée à moitié sur elle-même ainsi. Peut-être un problème avec son fameux Méta, ou alors son père ? Je m’approche doucement d’elle, ne cherchant désormais plus à étouffer mes pas comme auparavant pour ne pas l’effrayer. Elle se retourne et me dévisage quelques secondes, me dévisageant avec un visage morne. Elle prend alors la parole, et ce qu’elle dit m’arrache un léger sourire. Je pense que cet homme serait bien la dernière personne que j’aiderais à arriver à ses fins, surtout pour espionner sa fille. Je m’approche encore un peu d’elle, me postant sur sa gauche, regardant en contrebas.

Après ce qu’il s’est passé l’autre soir, je crains qu’il ne voudrait même plus de mon aide dans tous les cas, si c’est de votre père dont vous voulez parler. J’étais en patrouille, et je vous ai aperçu ici toute seule, alors je suis venu vérifier si tout allait bien.


Je pose mon regard sur elle, affichant un sourire charmeur, que je perds rapidement en apercevant une légère enflure sur son visage. Je me penche doucement vers elle et passe doucement mon doigt sur la blessure, fronçant les sourcils.

C’est lui qui vous a fait ça ?


Je retire ma main, la regardant droit dans les yeux, avec un air presque désolé. Être la fille du docteur Oakens ne devait pas être quelque chose de très facile à supporter au jour le jour. Après, je ne connaissais pas vraiment les liens qui les unissaient, mais d’après ce que j’avais pu apercevoir au repas, il y avait une tension certaine entre eux. Et s’il apprend que sa fille fréquente un Méta… Non, autant ne même pas imaginer.
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Orwen Oakens
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Jeu 14 Sep - 16:29
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Orwen ne s'attendait pas à revoir le soldat après l'épisode du dîner. Celui-ci avait été catastrophique. A tout casser, il avait du rester à peine une quinzaine de minutes dans leur maison. Et en quinze minutes, tout pouvait casser. La potentielles amitié entre monsieur Oakens et le soldat Adama avait désormais été très réduite, la demoiselle en avait conscience, et elle avait légèrement l'impression que c'était de sa faute. Mais aujourd'hui, ils se revoyaient quand même, aussi étonnant que cela puisse paraître. Comme si le destin leur jouait une blague. Cela aurait été mieux qu'il s'éloigne, qu'il ne parvienne pas à grimper sur le toit. Mais il était là, et elle ne pouvait rien y faire. Elle ne lui en voulait pas d'arriver au mauvais moment. Soupirant, elle le laissa s'approcher, gardant sa position première de repli pour essayer de cacher son visage, qu'elle n'avait toujours pas vu. Elle ignorait si c'était beau ou pas à voir, et comment elle ferait pour camoufler ça, mais elle compris que ça n'avait rien de très joli, vu la vitesse à laquelle le sourire de John s'envola. Elle sourit alors à son tour, plus tristement, haussant les épaules. Elle ne pouvait pas mentir sur son état, ça se voyait. Même s'il faisait noir, il restait assez de lumière pour qu'ils puissent observer leur visage s'ils se regardaient, ce qu'il faisait, indéniablement. Elle tourna légèrement la tête quand sa main vint frôler sa joue, comme gênée par ce contact. Un sourire charmeur et une caresse sur la joue, des gestes anodins qui pourtant, la mettaient mal à l'aise. Les derniers contacts qu'elle avait eu étaient avec un méta, plus intenses, certes, et ça lui suffisait pour le moment. D'ailleurs, elle était contente que ce soit John qui l'ait trouvée et non lui. Elle imaginait très bien ce qu'il ferait s'il apprenait que son père la frappait. Pour l'instant, elle lui cachait le fait que c'était son propre père qui l'avait torturé à l'époque, mais bientôt, elle devrait le dire. De toute façon, elle était d'avis que son père méritait une bonne raclée. Soupirant, elle parvint enfin à lui répondre, faiblement, ressentant encore les effets de ce coup. « Oui, c'est lui. C'est la première fois qu'il lève la main sur moi. » Elle se mordit la lèvre inférieure, baissant le regard avant de se rapprocher du soldat pour poser sa tête sur son épaule, cherchant un peu de réconfort et de chaleur. La nuit avait beau ne pas être si fraîche que ça, elle avait froid, et elle avait peur. Elle ne tiendrait pas ce contact très longtemps, juste de quoi revenir à la raison, ce qui ne devrait pas durer très longtemps. Elle se sentait éreintée, manquant terriblement de sommeil depuis ces dernières semaines. « Il est capable de bien pire, je le sais. J'ai peur de ce qu'il pourrait me faire s'il découvrait que... » elle se tut alors, humectant ses lèvres et s'écartant du soldat, fourrant les mains dans ses propres poches en regardant devant elle. Jusqu'où un être humain était-il capable d'aller lorsqu'il était enragé, et qu'il détestait les loups au point de vouloir les anéantir ? Elle détourna finalement le regard vers ce jeune homme, le cœur lourd. Elle avait tellement envie de se confier, ça se voyait dans ses yeux, et pourtant, elle ne pouvait pas. Ses secrets, elle devait les garder, confiance ou pas. De plus, ce John étant un soldat, il avait bien le droit de la faire enfermer s'il la trouvait dangereuse, et peut-être l'était-elle si elle fréquentait les loups. Elle voulait tant pouvoir parler d'eux, librement. Alors, plutôt que d'avouer ce qu'elle faisait avec eux, elle décida de poser quelques questions qui lui semblaient anodines, et qui pourraient lui faire penser à autre chose qu'à son triste sort. « Vous pensez vraiment que les loups sont dangereux ? » Elle laissa un court silence planer avant de reprendre, fronçant les sourcils. « Je veux dire, mon père pense qu'on doit les éliminer avant qu'il ne soit trop tard, ou d'en faire des armes pour se défendre si jamais il y a des rebelles dans nos clans. Tu ferais quoi, si t'étais l'un d'eux, tu te laisserais chasser ou tu te battrais pour ta survie ? » La question lui paraissant soudainement stupide, elle la balaya du revers de la main, avant de reposer son menton sur ses genoux qu'elle avait ramené contre elle, passant ses bras autour. « Je crois que le coup m'a déplacé quelques neurones. » plaisanta-t-elle pour détendre l'atmosphère, priant pur que cela suffise à éloigner tout soupçon.

823 mots.


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John Adama
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Jeu 21 Sep - 19:08
Elle ne semblait pas vraiment à l’aise sur le coup. En même temps, je peux la comprendre, je viens de la choper dans un endroit presque interdit et en pleine nuit. Finalement, elle avoue que c’est bien son père qui a levé la main sur lui. Je fronce un peu plus les sourcils, serrant le poing dans ma poche. Quelle ordure. Battre sa propre fille, c’est vraiment un acte dégueulasse. Je m’accroupis proche d’elle, et rapidement, elle dépose sa tête contre mon épaule. Je ne dis rien, me contentant de regarder le vide face à nous. Après tout, si cela peut lui apporter un minimum de réconfort, qu’elle le fasse, cela ne me gêne aucunement. Elle semble tentée de m’avouer un secret, mais se ravise au dernier moment, rompant le contact avec moi. Je ne dis rien. Inutile, je devine ce qu’elle veut dire. Le Méta. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le deviner. Je jette un regard vers elle, et pendant quelques secondes, nos regards se croisent. Elle semble presque au bord des larmes, s’en est déchirant. Je me contente de lui sourire très légèrement, comme pour la rassurer, avant de me redresser pour observer le ciel. Dans cette partie de la ville, plongée dans l’obscurité, on peut parfaitement voir les étoiles. Je me demande parfois si d’ici on peut voir la Terre.

Elle me pose finalement la question fatidique. Cela devait bien arriver un jour. Je ne suis même pas certain d’avoir une réponse, étant donné que je n’en ai jamais vraiment croisé. Certains disaient qu’ils l’étaient, d’autres disaient qu’ils étaient simplement effrayés. Qui disait vrai ? Qui mentait ? Difficile à déterminer. Elle continue sur sa lancée, donnant quelques arguments supplémentaires qui me donnent matière à réfléchir. Survivre. C’est ce à quoi toutes entités sur cette planète aspirent. Plongé dans mes pensées, j’écoute vaguement la pseudo-excuse qu’elle me sort. C’est vrai, des Métas avaient attaqué des hommes, mais à chaque fois, les circonstances restaient camouflées. De par mon éducation, j’ai pu lire beaucoup au sujet de l’histoire de l’Homme, ainsi que les guerres auxquelles il a participé. Ces dernières ont toujours quelque chose en commun. Un élément déclencheur dont on ne connait jamais toute l’histoire, un détail pour lequel on s’enflamme sans plus chercher à comprendre. Et si c’était ce qui était arrivé avec les Métas ? Continuant d’observer le ciel, je lui réponds.

Lorsqu’on a grandi dans des éprouvettes et vécu dans des cages, on ne sait pas ce qu’est la liberté. Les fugitifs Métas l’ont découvert, et peut-être un peu trop vite. La liberté est une sensation spéciale, incroyable. Elle monte à la tête, fait pousser des ailes. Et puis, rapidement, ils ont retrouvé la dure réalité. Chassés, acculés, capturés. Bien sûr que tout le monde se serrait battu pour survivre et profiter de ce délicieux fruit qu’est la liberté.

Je pose mon regard sur elle, croisant doucement les bras. Mes idées filent à toute vitesse. Est-ce bien raisonnable d’en parler ? Pas sûr.

Le problème avec les Métas est qu’ils ont peur. Et la peur fait faire des choses stupides, horribles. Et malheureusement, nous ne pouvons leur laisser faire du mal à d’autres personnes de par leur actuel manque de contrôle sur eux-mêmes. Je ne dis pas qu’il faut tous les abattre, loin de là. Je dis que nous avons peut-être toujours employé la mauvaise stratégie, et aujourd’hui, nous en utilisons une encore plus terrible de peur de supporter nos erreurs passées. C’est ce qui est toujours arrivé dans l’histoire de l’humanité. Et c’est ce qui arrivera toujours si nous ne sommes pas capables de changer.

Je finis par pousser un long soupire. Pour qui je me prends ? Je ne suis qu’un simple petit soldat, je ne pourrai jamais changer le monde comme je le voudrais. Mais, y’a-t-il une solution adéquate à toute cette mascarade ? Laisser les Métas en liberté, et ne plus s’approcher des loups ? Cela pourrait nous conduire à notre perte sur cette planète hostile. Continuer les expériences ? Ce serait poursuivre des actes ignobles au dépit de toute éthique et alimenter un cercle vicieux de haine et de massacre. Finalement, serions-nous destinés à mourir ? Peut-être aurait-il mieux fallu que nous disparaissions en même temps que la Terre, au final…
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Orwen Oakens
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Sam 23 Sep - 18:47
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Orwen hocha doucement la tête avant de soupirer. Il n'avait pas tort. C'était la liberté qui poussaient beaucoup à se battre, et encore. La liberté, mais aussi la vengeance. Il suffisait qu'un humain ne tue l'un des leurs pour déclencher chez eux une envie meurtrière, elle le savait bien et en avait fait l'expérience. A cause de son père, on voulait la détester, la tuer. On voulait l'égorger pour que ce soit son père qui souffre et comprenne ce qu'il faisait subir aux autres. Dans les communautés, c'était toujours la même chose. Et les humains pouvaient bien prétendre qu'ils le feraient, la plupart en étaient incapables, préférant punir que de tuer. Une chose que les loups ne pouvaient peut-être pas comprendre, ce qu'elle trouvait à la fois dommage et bénéfique pour eux. Leur communauté avait aussi leur propre façon de s'organiser, et même si les bipèdes avaient quelques similitudes dans le programme, dans le fond, tout différait. A force de les étudier, elle s'était mise en tête qu'elle les comprenait. A force de les fréquenter, elle était certaine qu'ils n'étaient plus un danger. Tant de choses qui lui donnaient envie de se confier, qui la poussaient à se tromper dans les mots, à être incertaine, à avoir honte d'être là. S'il y avait eu une formule pour transformer les loups en humains, alors il y en avait certainement une autre pour que l'inverse se produise. Ce serait pourtant inhumain à ses yeux de faire ça, de se faire subir ça sans savoir les conséquences que ça aurait. Elle laissa donc toutes ces pensées sombres de côté, se focalisant sur une nouvelle réponse de John, qu'elle commençait vraiment à bien apprécier, même s'il restait quelqu'un d'assez spécial et qui semblait cacher quelques secrets, comme tout le monde. Elle relève alors la tête pour le regarder, un petit sourire venant se coincer sur ses lèvres. Il venait de dire en une phrase quelque chose qui semblait beaucoup lui plaire, et qui leur donnait peut-être un point commun. « Peu de personnes osent avouer que c'est de la faute de leur race si on en arrive là. Je suis surprise que mon père ait pu t'apprécier. Il déteste les personnes que j'aime bien et que je fréquente. Alors, ça me fait plaisir de te connaître rien que pour ça. » Haussant les épaules, son regard revient enfin sur le ciel, tandis qu'une pensée traversa son esprit et qu'elle ne put s'empêcher de retenir plus longtemps que trois secondes. « Je n'ai jamais eu l'occasion de vraiment te remercier, pour avoir caché ma rencontre avec cet homme, l'autre nuit. Je te suis donc redevable, alors, si jamais tu as besoin de quelque chose à l'avenir, n'hésites pas à me demander. Et, oh, je sens que je vais aussi t'être redevable pour ce soir... Je crois que ça commence à faire beaucoup. » Un véritable rire sincère finit par s'échapper de ses lèvres, ses yeux brillant de malice. Tant qu'il serait raisonnable, elle pourrait l'aider. Mais pour le moment, il n'en avait certainement pas besoin. De redressant en faisant attention de ne pas tomber, elle se mit à bailler sévèrement, les dernières nuits l'ayant empêchée de dormir. Plongeant son regard dans celui de John et ses mains dans les poches, elle pencha la tête sur le côté en fronçant légèrement les sourcils. « J'peux juste te demander une dernière petite chose ? Tu me sembles plutôt pacifiste pour un soldat. Pourquoi tu fais ce job ? » Elle ne l'inciterait pas à répondre. Il avait déjà dit beaucoup de choses qu'une personne normale n'aurait pas supporté d'entendre, et il suffisait qu'il ne lui fasse pas confiance pour la faire ficher en tant que potentielle cible à abattre. Alors, s'il préférait le silence, elle respecterait.

675 mots.


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