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 On rentre, on fouille, on ressort.

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Soldat
Messages : 62
Date d'inscription : 09/09/2017
Dim 3 Déc - 12:16
Deux mois et demi. Presque trois longs mois, à écumer le mur jour et nuit, à faire de la surveillance, seul, isolé, avant de m’écrouler d’épuisement dans ma tente. Onze semaines. Chaque jour, chaque heure, je l’ai sentie passer, seul. Cela avait commencé peu de temps après le repas avec le docteur Oakens. Je le savais puissant. Désormais, je le savais manipulateur. Je me demande encore pourquoi est-ce que je l’avais contrarié, pourquoi j’avais refusé sa proposition. J’aurais dû me douter qu’il aurait main mise sur l’Etat-Major, hein ?

Enfin, je dis ça… Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai aucune preuve que cela venait de lui. Aucune preuve que ces affectations longues et répétées n’étaient pas « le fruit de la malchance ». Mais désormais, c’était fini. Désormais, j’avais trois jours de repos. Trois jours où je m’étais juré de découvrir la vérité. Si le docteur était derrière tout cela, et s’il s’avérait que le système militaire était bien corrompu, je le découvrirais. L’armée ne peut pas se permettre de se laisser diriger par des scientifiques mégalomanes. Autant je n’ai aucun problème à recevoir un ordre du major Kurtz, autant me retrouver isolé par la faute d’un scientifique contrarié… Non, je dois en avoir le cœur net.

Il n’y avait que trois moyens pour découvrir la vérité. Premièrement, découvrir les dossiers dans le QG de l’Etat-Major. Beaucoup trop risqué, car trop de gardes. La seconde option était d’interroger le docteur lui-même. Malheureusement, cette technique n’était pas assez discrète, et je n’avais pas l’âme d’un bourreau au fond de moi. Mais, il restait une dernière solution. L’Eglise. On dit que Da Vinci garde tous les papiers dans son repaire, qui touchent de près ou de loin à United-L. C’était ma chance. Cependant, il fallait que je trouve un moyen d’y rentrer avant toute chose. Et pour cela, il allait falloir que je m’équipe.

Six heures. Deuxième jour de permission. Je me lève rapidement, enfilant des habits civils discrets. Training noir, t-shirt, sweat gris à capuche. Parfait pour se fondre dans la masse. Je quitte rapidement le camp, saluant une sentinelle qui me regarde passer d’un air avachi, avant de filer en direction du marché. Même si l’on ne veut pas se l’avouer, tout le monde sait que le trafique d’armes fait rage sur place. C’était exactement ce qu’il me fallait. Je triturais nerveusement l’argent dans la poche de mon sweat, traversant les rues encore en parti désertes à cette heure-ci. Je sais où je vais. Je rase les murs sur l’allée du marché, tête basse, prenant la direction d’un vieux bâtiment où était accroché une vieille pancarte, prête à s’effondrer. « Au Renard Baladeur ». Un magasin général. Mais d’autres choses se trouvaient derrière la caisse, pour les connaisseurs. J’enfile rapidement ma capuche, jaugeant d’un mauvais œil le lieu. Allez, je rentre, j’achète ce qu’il me faut, et direction l’église. Je pénètre dans la bâtisse, et immédiatement, une vieille odeur poussiéreuse me prend à la gorge. Pouah… Quelle odeur. Je m’approche du comptoir, où un mec grassouillet est en train de tripoter une vieille pièce métallique en grande partie rouillée. Il lève son regard vers moi, un peu surpris, avant de me faire un large sourire à moitié édenté.

B’jour m’sieur, j’peux v’z’aider ?

Je m’accoude au comptoir, regardant à droite, à gauche, puis derrière moi. Personne. Je me penche légèrement vers lui, baissant d’un ton.

Effectivement. Je cherche des marchandises un peu… Particulières. On m’a dit que vous auriez mon bonheur.

Je dépose quelques billets sur le comptoir, les laissant sous la paume de ma main pour le moment, hors de portée de ce rat. Je le regarde droit dans les yeux, attendant sa réponse.
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PNJ
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Date d'inscription : 01/08/2017
Mar 5 Déc - 9:49

Intervention Pnj
Au détour d'une rue


On entre, on fouille, on ressort..

L'Il était rare de voir ce genre de clientèle et pourtant aujourd'hui, c'était bien un militaire et ses cheveux coupés de près qui se présentait au comptoir pour recevoir son  "dû".

D'autant que le "barman" en savait, porter un arme pareille que celle qui demandait dans les rangs de l'armée alors que celu-ci était strictement réservé aux hauts gradés et aux chasseurs, c'était passible de bannissent, ou de mise à pied, mais bon, tant qu'on remontait pas à lui, le business était le business.

Posant ce qu'il avait en main, le barman à moitié édenté ouvrit le passage au militaire vers l'arrière "boutique" qui n'était autre que la pauvre maison d'un vieil homme. Il lui tira une chaise et alla fouiller derrière une énième porte, loin de la vue du militaire. Il en ressortit avec une boite à chaussure. Le genre de chaussures que l'on portait uniquement au sein de la navette. Silencieuse, légère, et ... en plastique marqué "Crocs".
Sauf que dans la boîte, il se trouvait non pas une paire de chaussure mais bien une arme à feu. Il la sortit la demonta pièces par pièces pour les présenter à l'homme puis le remonta et le chargea pour montrer qu'il était actif.

"Pistolet BERETTA catégo'ie B calibe 22Lr et 9mm. T'ès efficass', peu impo'te la situassion."

Posant l'arme sur la table, il laissa le militaire l'observer avant de lâcher un joyeux:

"95 tickets de rass'ionnements. Pou' les 10 balles en plus c'est 35.

....

code (c) black pumpkin

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Soldat
Messages : 62
Date d'inscription : 09/09/2017
Mer 6 Déc - 13:53
Je laissais l’homme me guider jusqu’à l’arrière-boutique, où se déroulaient les transactions plus discrètes. C’était assez… insalubre comme endroit. Le vieillard devait le nettoyer au moins aussi souvent que ses dents. Je m’asseyais sur la chaise, restant aux aguets. Sait-on jamais, s’il tentait de me détrousser, il fallait que je me tienne prêt à me défendre. Il revint quelques secondes plus tard avec une drôle de boîte en carton entre les mains, la déposant sur la table face à moins. Lorsqu’il l’ouvrit, je découvris la chose tant convoitée : un Beretta en parfait état de marche. J’avais déjà eu l’occasion d’en utiliser un, plus jeune, grâce à mon père qui était gradé dans l’armée. Cela dit, cela faisait bien des années que je n’en avais plus touché. Je me demandais pendant quelques secondes comment le vendeur avait pu bien faire pour s’en procurer un. Non, autant ne pas y penser. Lorsqu’il me laissa le manipuler, je le pris entre mes mains, revérifiant chaque pièce avec attention, habitué par les enseignements de mon père à savoir démonter et remonter une arme de poing.

Longtemps, il avait espéré que je finirais officier dans l’armée, comme lui. Et aujourd’hui, je m’apprêtais à acheter clandestinement une arme pour pénétrer en secret dans le bureau de l’homme le plus important de la planète. C’était assez ironique, dans un sens. Je terminais de la remonter, m’attardant quelques secondes sur le canon de l’arme, avant d’opiner, satisfait. Tout semblait en ordre. Le vieillard m’annonça alors le prix exorbitant pour l’arme et les munitions. Dans un sens, je m’y attendais, mais cela faisait toujours un certain choc. Je laissais de nouveau mon regard passer sur le pistolet, avant de sortir les tickets de rationnement de ma poche.

J’en rajoute 25 si tu m’ajoutes un couteau de combat. En état hein, pas émoussé.


Vu le prix que j’y mettais, j’attendais un minimum de qualité. Je déposais les 155 tickets en arc de cercle devant moi, attendant sa réaction. J’étais décidé à accomplir ma mission, peu importe ce que cela pouvait me couter.
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